David : un roi selon le cœur de Dieu
Une élection gratuite
Avec David, le Second Livre de Samuel ne propose pas le portrait d’un roi parfait, mais celui d’un homme élu gratuitement, façonné par une relation singulière à Dieu.
David n’est pas choisi pour sa puissance ni pour son exemplarité. Samuel en avait reçu la clé : « L’homme regarde l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur » (1 S 16,7).
Le plus jeune, le moins attendu, celui que l’on n’avait pas convié, devient roi. La royauté repose sur une initiative divine, non sur des critères humains.
Un roi proche de Dieu
Une fois roi, David manifeste une réelle proximité avec le Seigneur. Il consulte Dieu, cherche sa volonté et reconnaît que sa réussite ne lui appartient pas.
Pourtant, le Second Livre de Samuel ne cache rien de ses failles. Le récit bascule avec l’épisode de Bethsabée et la mort d’Urie.
David abuse de son pouvoir, prend, dissimule, fait tuer. Le roi selon le cœur de Dieu commet une faute grave.
La reconnaissance de la faute
Lorsque le prophète Nathan confronte David, celui-ci ne se justifie pas et ne se dérobe pas. Il prononce une parole brève et vraie : « J’ai péché contre le Seigneur » (2 S 12,13).
Cette reconnaissance marque une rupture décisive. David accepte d’être mis en vérité et de se laisser juger par la Parole.
Il ne maquille pas sa faute sous des gestes religieux et ne rejette pas la responsabilité sur les autres.
Faute reconnue et cœur ouvert
La miséricorde de Dieu n’efface pas toutes les conséquences. Les drames familiaux et les divisions subsistent. Mais la faute ne devient pas rupture définitive.
La différence essentielle apparaît ici : celle entre la faute reconnue et l’orgueil obstiné.
David n’est pas sans péché, mais il demeure capable de repentance. Sa grandeur réside non dans sa puissance, mais dans sa capacité à revenir vers Dieu.